Focus sur le travail de nos membres au Ministère Pêches et Océans Canada

Cap-aux-Meules, le 9 novembre 2011 - L’AFPC-Québec profite de sa semaine québécoise de la fonction publique fédérale pour promouvoir le travail indispensable de ses membres.

 

Aujourd’hui nous attirons votre attention sur le travail essentiel effectué à Pêches et Océans Canada par une Technicienne en sciences aquatiques.

 

Mon nom est Carole Turbide et je suis Technicienne en sciences aquatiques aux Iles-de-la- Madeleine pour le compte du Ministère des Pêches et Océans Canada. 

 

Notre travail consiste à contrôler la conservation et la protection des ressources halieutiques.  L'effondrement des stocks de poisson de fond ou pélagiques (hareng et maquereau) et les espèces en voie de disparition sont de bons exemples du manque d'effectif marins pour justifier la poursuite de notre mission.  Les ressources marines qui sont présentement pêchées ont besoin d'être exploitées de façon durable. La recherche et la surveillance des ressources sont donc particulièrement importantes puisque depuis quelque temps, certaines entreprises privées convoitent l'exploration pétrolière et gazière dans notre région.

 

Nous travaillons dans une région éloignée. Ce fait à toute une portée sur les impacts reliés aux coupures dans la fonction publique fédérale. Comme nous travaillons dans une région où il y a de la pêche commerciale, nous sommes directement sur la ligne de front. Que ce soit les 400 pêcheurs des Iles ou ceux de la Côte-Nord ou de la Gaspésie, c'est l'industrie des pêches qui sera directement affectée par des coupures budgétaires. Pire encore, par des suppressions de postes en région,  qui selon moi représente des coupures exponentielles, notre région sera durement touchée sur le plan social et économique. 

 

En d’autres mots, si des coupures ont lieu dans notre région, c'est l'industrie des pêches qui montera directement aux barricades.  Les coupures en région seront néfastes à plusieurs niveaux. 

 

L’AFPC-Québec réclame le maintien des services publics tel que nous les connaissons, pour la santé et la sécurité du bien-être collectif de l’ensemble de la population.  La diminution des programmes de sécurité alimentaire et l’attrition des emplois dans les services publics ne sont pas des voies à emprunter pour équilibrer les finances publiques. L’AFPC-Québec propose d’augmenter les revenus étatiques, en révisant à la hausse la fiscalité des grandes entreprises qui bénéficient de réductions d’impôt depuis plusieurs années.

 

L’AFPC représente plus de 178 000 membres à travers le Canada.  Affiliée à la FTQ, l’AFPC-Québec regroupe plus de 40 000 membres dans le secteur public fédéral, dans les universités québécoises ainsi que dans le secteur privé.

 

 

Pour informations : Patrick Leblanc, attaché politique, AFPC-Québec, 514-706-5997, leblanp@psac.com