On est tous touchés - La formule Rand

Le gouvernement Harper s'apprêterait à lancer une nouvelle offensive contre le mouvement syndical.  Cette fois il s'attaquerait au financement des organisations syndicales en éliminant la formule Rand.  Afin de mobiliser nos membres à cet enjeu, l'AFPC-Québec lance une vaste opération d'éducation syndicale sur cette question.

Qu'est-ce que la formule Rand?

L'Encyclopédie canadienne et son auteur Gérard Dion la définissent ainsi:

"Clause de sécurité syndicale en vertu de laquelle l'employeur prélève sur la paie de chaque salarié au sein d'une unité de négociation, qu'il soit syndiqué ou non, une somme à titre de cotisation syndicale pour la verser au syndicat."

La formule est appelée ainsi à la suite d'une décision rendue le 29 janvier 1946 par le juge Ivan Rand, de la Cour suprême du Canada, dans le cadre de l'arbitrage de la grève de Windsor (12 septembre au 20 décembre 1945). À l'origine, la formule était fondée sur le principe que le syndicat est essentiel pour tous les travailleurs et qu'il doit être responsable d'eux.  Une formule Rand modifiée s'est répandue partout au Canada dans les conventions collectives.  Certaines provinces l'ont inscrite dans leurs lois.

Vidéo de la VPER 

Afin de vous aider à clarifier le sujet avec les membres, Magali Picard, Vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC pour le Québec, met à votre disposition une vidéo explicative sur la formule Rand. Nous vous invitons à regarder la vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=a1txwD3QFPQ

Vers un État "droit au travail"

Retirer l'obligation pour une travailleuse ou un travailleur de verser sa cotisation syndicale à un syndicat est le but ultime d'une législation "right to work" ou "droit au travail". Sous prétexte de faire appel au choix et à la liberté, la stratégie derrière la logique "droit au travail", est d'affaiblir les organisations syndicales, les travailleuses et les travailleurs ainsi que la classe moyenne.

Depuis quelques années, les conservateurs de Stephen Harper, tentent d'imposer cet agenda.  Les conservateurs ont lancé une première offensive avec le projet de loi C-377 sur la "transparence syndicale" afin de forcer les syndicats à rendre leurs états financiers publics. De plus, au cours des derniers mois, le projet de loi C-525, rendra plus difficile la syndicalisation des milieux de travail.  Enfin, le projet de loi sur l'exécution du budget C-4 enlèvera des droits reliés à la négociation collective et à la santé et la sécurité au travail.

Il ne manque plus qu'un projet de loi sur l'abolition de la formule Rand et les conservateurs auront réussi à imposer un État "droit au travail".  Ce plan aura malheureusement pour effet réduire les conditions de travail et de vie de la classe moyenne. 

Visitez le site Internet de l'AFPC pour en savoir plus sur le plan conservateur.

Matériel et documents de mobilisation

Vous trouvez ci-bas, le matériel et les documents de mobilisation de la campagne mis à la disposition par l'AFPC-Québec.