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Les étudiant-e-s employé-e-s de l’Université du Québec à trois-rivières disent « oui » à la syndicalisation

C’est avec un taux d’appui de presque 80 % que les quelque 500 étudiant-e-s employé-e-s de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont voté en faveur de la syndicalisation. Suite à la requête en accréditation déposée par l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) le 5 août 2010, la Commission des relations de travail (CRT) du Québec a tenu un référendum afin de valider la volonté des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQTR de se syndiquer ou non. Le référendum s’est déroulé du 28 janvier au 25 février 2011. Le dépouillement du vote s’est effectué dans les bureaux de la CRT de Québec le 1er mars.

« On avait un important rattrapage à faire par rapport à nos collègues des autres universités et la syndicalisation va nous permettre d’améliorer nos salaires et nos conditions de travail en général. Pour la première fois, les étudiant-e-s employé-e-s de l’université vont pouvoir s’asseoir avec l’administration pour adresser les différents problèmes que nous vivons dans le cadre de notre travail », mentionne Hugo Loranger, étudiant au deuxième cycle impliqué dans la campagne de syndicalisation.

Une grande majorité des étudiants de l’UQTR travaillent à titre d’auxiliaires de recherche et d’enseignement (correcteurs, surveillants d’examen, etc.). Une autre partie d’entre eux travaillent dans les services auxiliaires de l’université comme au centre sportif, à l’École internationale de français et au support pédagogique informatique.  

Ashley Petrin, responsable de la campagne de syndicalisation, fait remarquer que les étudiants étaient très réceptifs et très ouverts à l’idée de se syndiquer lorsqu’on les abordait. « Le travail étudiant est très précaire et plusieurs étudiant-e-s nous ont confié avoir des problèmes en ce qui concerne des heures travaillées non rémunérées et la reconnaissance de leur contribution à la recherche. Ils vivent d’autres  difficultés à l’extérieur parce que leurs salaires ne représentent pas le coût de la vie ». « C’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons ces nouveaux membres au sein de notre syndicat », souligne Jérôme Turcq, vice-président exécutif régional pour l’AFPC au Québec.

L’AFPC représente plus de 20 000 personnes oeuvrant dans le secteur universitaire au Québec sur les campus de l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Montréal, l’Université Concordia, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill ainsi que l’Université du Québec à Chicoutimi et l’Université du Québec en Outaouais.

 

L’AFPC est l’un des plus grands syndicats au Canada, représentant plus de 180 000 membres.

Publié 28 septembre 2011

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