Université McGill : les négociations au bord de l’impasse

L’Université McGill est fière d’affirmer être l’un des meilleurs employeurs de Montréal, mais cela ne se traduit pas dans les faits pour ce qui est du traitement réservé à ses employés.

L’Association certifiée du personnel non-académique de l’Université McGill (MUNACA), qui représente près de 2000 employés de soutien, est en pourparlers contractuels avec l’administration de McGill depuis septembre 2020. Notre ancien contrat est expiré depuis le 30 novembre 2018. Au cours des 15 derniers mois, nous avons rencontré l’employeur à 48 reprises.

MUNACA s’est récemment fait dire par l’employeur que leur dernière offre salariale était sur le point d’être l’offre finale et qu’il ne lui restait que peu de marge de manœuvre. Cette offre salariale est significativement inférieure au coût de la vie, ce qui signifie que nos membres devront perdre de l’argent pour la durée du contrat. L’Employeur refuse également de payer rétroactivement les membres ayant quitté McGill ou ayant pris leur retraite depuis novembre 2018.

Les membres de MUNACA demandent à l’administration de l’Université McGill de présenter une offre salariale qui non seulement tient compte de la montée en flèche du coût de la vie, mais qui reconnaît également le fait que le personnel de soutien a joué un rôle essentiel dans le maintien des activités de l’Université depuis le début de la pandémie de Covid-19.

« Cette administration propose des salaires en dessous du coût de la vie, malgré le fait que la rémunération de la rectrice a dépassé $860,000 et leur fonds de dotation, qui s’élève à plusieurs milliards de dollars, a augmenté de 45% depuis de début de la pandémie », a déclaré Thomas Chalmers, président de MUNACA.

Il est temps que l’Administration de l’Université se rende compte que son statut “d’un des meilleurs employeurs de Montréal » ne correspond pas à la réalité pour plusieurs de ses employés. Les membres de MUNACA ont travaillé extrêmement dur afin assurer le fonctionnement de McGill pendant la pandémie. Tout ce que nous demandons, c’est d’être traités avec respect et d’avoir un contrat équitable.