Les membres du Syndicat des employé-e-s de la sécurité et de la justice (SESJ) et l’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec), s’inquiètent vivement d’une situation survenue cette semaine, où l’employeur a demandé aux membres du syndicat de nettoyer la scène d’une mort violente dans le pénitencier, après qu’un détenu y a été assassiné. Cet événement – le quatrième à survenir en quelques mois – est la goutte qui fait déborder le vase.
Le SESJ et l’AFPC-Québec réclament des mesures rapides et concrètes afin d’assurer immédiatement la santé et la sécurité des membres au travail.
Déclaration de Patrick Ménard, vice-président régional du SESJ au Québec :
- Les inquiétudes de nos membres viennent de monter d’un cran, car ils travaillent quotidiennement côte à côte avec les détenus afin d’assurer leur réhabilitation.
- Le manque d’effectif, notamment dans un contexte de compression, nuit à la prévention de tels événements.
Déclaration de Sébastien Paquette, vice-président exécutif de l’AFPC-Québec, sur la série d’événements qui se sont produits au pénitencier :
- L’heure est grave puisque les règlements de comptes violents entre détenus se multiplient depuis quelques mois.
- Le travail de nos membres sera assurément plus difficile, voire impossible, tant que l’employeur ne pourra pas mieux assurer leur santé et leur sécurité au travail, puisqu’il y a un risque réel pour leur intégrité physique et psychologique.
- Enfin, nous craignons que les membres qui ont été appelés à nettoyer la scène du dernier crime ne soient pas accompagnés adéquatement par le service d’aide aux employés, lequel ne prévoit pas d’aide particulière pour ce genre de situation traumatisante.
À propos du SESJ et de l’AFPC-Québec
Le SESJ représente 2 000 membres au Québec, dont 104 personnes qui œuvrent à titre d’agents d’établissement, d’agents des services alimentaires, d’agents de programmes correctionnels, d’agents de programmes sociaux et d’agents de libération conditionnelle au pénitencier de Donnacona.
L’AFPC-Québec, quant à elle, représente environ 40 000 travailleuses et travailleurs au Québec dans la fonction publique fédérale, les universités et d’autres secteurs.