L’AFPC-Québec s’inquiète de l’avenir de plusieurs lieux historiques nationaux au Québec. Selon l’information recueillie par le syndicat, Parcs Canada ferme des sites et envisage de s’en départir, alors que l’organisme doit réaliser des économies importantes.
Fort-Lennox : fermé, réouverture incertaine
Fermé en 2026 en raison de moisissures, le lieu historique du Fort-Lennox, à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, ne rouvrira pas en 2027 selon ce qu’on a appris. La décontamination coûterait environ 500 000 $. Cet été, le gestionnaire des sites historiques s’est rendu sur place avec des spécialistes pour évaluer les coûts en vue d’une éventuelle vente. L’idée de se départir du chaland, le traversier qui transporte matériaux et camions, a aussi été discutée avec une entreprise privée.
D’autres sites touchés?
- Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine : visité par le Collège Sainte-Anne, qui souhaite en prendre possession
- Maison Sir-George-Étienne-Cartier : évaluation des coûts en cours
- Maison Sir-Wilfrid-Laurier : cession prochaine à la Ville de Saint-Lin-Laurentides
- Fort Coteau-du-Lac : fermé, transfert envisagé
- Bataille-de-la-Châteauguay et Caserne-de-Carillon : fermés, avenir incertain
Des compressions qui s’accentuent
Parcs Canada doit économiser 24,6 M$ en 2026-2027, 45,3 M$ en 2027-2028 et 75 M$ en 2028-2029. Les fermetures surviennent alors que le personnel fait déjà l’objet de mesures de réaménagement des effectifs. Est-ce que la vente de ces sites semblerait être la nouvelle voie à suivre pour réduire le budget?
« Ces lieux appartiennent à la population, et ce sont nos membres qui les font vivre. Fermer ou céder un site sans consultation, c’est perdre des emplois, une expertise et une mémoire collective. Nous voulons des réponses claires », déclare Réginald Bernatchez, président du District de la Montérégie à l’AFPC-Québec.
« Notre patrimoine n’est pas un poste de dépense à éliminer. Nous demandons au gouvernement fédéral de consulter la population et le personnel avant de procéder à toute fermeture ou vente, et de garder ces sites dans le giron public », affirme Sébastien Paquette, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec.
L’AFPC-Québec demande que Parcs Canada rende publiques ses intentions pour chacun de ces sites et annonce un plan de restauration du Fort-Lennox, avec échéancier et budget.