Le gouvernement conservateur du Canada doit cesser de compromettre la sécurité dans le transport aérien

 

Montréal, 17 juillet 2012 – Le Nouveau parti démocratique (NPD), l’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) et l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et des travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA) condamnent les mesures d’austérité du gouvernement conservateur du Canada dans la sûreté et la sécurité dans l’aviation civile.

«Nous sommes très préoccupés par les compressions budgétaires et les nombreux licenciements à l’administration canadienne de la sûreté du transport aérien. Ce sont des emplois importants qui disparaissent et ne seront pas remplacés. Mais le plus inquiétant, c’est que cela compromet grandement la sécurité aérienne au pays,» souligne Robert Aubin, porte-parole adjoint du NPD en matière de transport et député NPD de Trois-Rivières.

 «La stratégie du gouvernement conservateur en matière de sécurité dans l’aviation civile c’est le «laissez-faire».   Le dernier budget en est d’ailleurs un exemple frappant.  Cela entraîne des risques pour les passagers et pour les travailleurs et travailleuses de l’aviation civile, mais aussi pour la population vivant aux alentours des aéroports, comme c’est le cas pour les gens de Notre-Dame-de-Grace-Lachine», affirme Isabelle Morin, députée du NPD de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine.

Depuis un certain temps, Transport Canada a choisi la gestion du risque, plutôt qu’une gestion proactive en matière de transport aérien.  Faute de financement adéquat et de personnel, la sûreté et la sécurité dans le transport aérien sont compromises.  Les inspecteurs ne font plus de contrôle physique des aéronefs.  Bientôt, les inspecteurs en sûreté dans le transport aérien, ne travailleront plus le soir, la fin de semaine et les jours fériés.

« Le gouvernement a choisi la gestion du risque plutôt qu’un véritable plan de sûreté et de sécurité de l’aviation civile. Ces choix politiques sont de mauvais choix pour les usagers du transport aérien et pour la population qui vit autour des aéroports.  La population est encore une fois laissée-pour-compte par ce gouvernement,» souligne indignée Magali Picard, vice-présidente exécutive régionale suppléante de l’AFPC-Québec.

L’auto inspection, la réduction d’heures de surveillance dans le contrôle des passagers, le maintien des disparités de traitement avec l’industrie ainsi que les mesures d’attrition des emplois dans les services publics ne sont pas des voies à emprunter pour équilibrer les finances publiques.

 «  En plus, de ne plus inspecter les avions, les avions d’Air Canada sont maintenant entretenues à l’étranger, sans que l’on puisse surveiller adéquatement ce qui se passe, » déclare Richard Guay, président de la section locale 1751 de l’AIMTA.

Depuis le mois de mars, Air Canada a choisi de faire entretenir ses avions à l’étranger, violant ainsi la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada.  En prenant cette décision, Avéos, ex-compagnie responsable de l’entretien de la flotte d’Air Canada a dû fermer.  Cette faillite a entrainé la perte de 1800 emplois à Montréal.

Tous s’unissent pour réclamer des comptes au gouvernement conservateur, notamment en cette période de fort achalandage dans les aéroports canadiens.  Les intervenants réclament des investissements et des embauches de personnel plutôt que des coupures et de l’attrition d’emplois à Transport Canada, ainsi que le respect par Air Canada de la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada. Les parties proposent d’équilibrer les finances publiques par une augmentation des revenus étatiques, en révisant à la hausse la fiscalité des grandes entreprises qui bénéficient de réductions d’impôt depuis plusieurs années. 

 

Pour toutes informations : Patrick Leblanc, attaché politique, 514-706-5997, leblanp@psac-afpc.com