C’est hier que se terminait la publication de la pétition de la Chambre des communes qui demandait au Gouvernement du Canada de modifier la partie III du Code canadien du travail afin de garantir le droit au télétravail trois jours par semaine.
L’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec, (AFPC-Québec) appuie le droit au télétravail afin que celui-ci soit encadré par la loi du travail ou soit inclus dans les conventions collectives. Même si cette pétition ne visait pas précisément les membres de la fonction publique, il était logique d’en appuyer le principe.
Voici la déclaration de Sébastien Paquette, vice-président exécutif de l’AFPC-Québec, à ce sujet :
- Que plus de 60 000 personnes se soient prononcées en faveur de la pétition, dont 14 000 du Québec, est révélateur d’une volonté de changement.
- Les groupes en négociation avec le Conseil du Trésor revendiquent le droit au télétravail et se sentent moins seuls. Ce résultat justifie tout à fait notre position.
- Rappelons que depuis le 6 juillet, les membres de la fonction publique doivent se rendre au bureau quatre jours par semaine pour travailler en téléprésentiel. Autrement dit, ils vont au bureau pour enchaîner une réunion virtuelle après l’autre.
- Dans bien des endroits, il n’y a pas assez de postes de travail pour tout le monde et le problème va s’aggraver au retour des vacances en septembre.
- L’ergonomie des postes de travail partagé n’est pas optimale, ce qui pose des risques pour la santé et sécurité de nos membres.
- Soulignons que le télétravail est bénéfique pour tout le monde, notamment pour les contribuables qui verraient le gouvernement du Canada épargner plus de six milliards de dollars annuellement.
Plainte de l’AFPC
Soulignons que plusieurs unités de l’AFPC sont présentement en négociation avec le gouvernement fédéral. En imposant le retour au bureau sans l’accord du syndicat, l’employeur a bafoué leur droit de négocier. L’AFPC a d’ailleurs déposé une plainte à cet égard, puisqu’en période de négociation, l’employeur ne peut pas modifier à sa guise les conditions de travail, qu’elles soient encadrées ou non par la convention collective.