L’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) dénonce la décision du Conseil du Trésor et des agences fédérales d’imposer le retour au bureau des fonctionnaires fédéraux quatre jours par semaine, entrée en vigueur ce matin.
Voici la déclaration de Sébastien Paquette, vice-président exécutif de l’AFPC-Québec :
- Nous sommes solidaires de nos membres qui sont obligés de retourner au bureau aujourd’hui.
- Le Conseil du Trésor et les agences fédérales ont décidé de faire plaisir aux chambres de commerce plutôt que de s’asseoir à la table avec nous et de négocier cette condition de travail importante pour des milliers de membres.
- Ces employeurs ont imposé leur directive en faisant fi des bienfaits du télétravail pour toutes les parties impliquées : moins de congestion routière, une meilleure conciliation travail-vie personnelle sans nuire à la qualité des services à la population, et des économies de plusieurs milliards de dollars en location de bureaux.
- Les employeurs réaliseront dans les prochaines semaines qu’il manque d’espaces de travail pour accueillir tout le monde. Ils n’auront d’autre choix que de reculer sur cette décision improvisée. Pensons à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, qui a indiqué dans une note de service en mai dernier que cette exigence sera reportée jusqu’à ce que l’organisme trouve plus de locaux.
- De plus, des préoccupations ont été soulevées quant aux aires partagées qui ne respectent pas les principes d’ergonomie et pourraient entraîner des problèmes de santé et sécurité au travail.
En février dernier, l’AFPC-Québec a fait circuler un sondage interne sur le télétravail. Plus de 5 000 membres y ont répondu. Les personnes répondantes ont soulevé massivement le manque d’espaces de travail et leur mauvaise ergonomie.
Soulignons que les employeurs sont présentement en négociation avec des unités représentées par l’AFPC. En imposant ce retour au bureau sans l’accord de l’AFPC, ils ont bafoué le droit de négocier. L’AFPC a d’ailleurs déposé une plainte à cet égard, puisqu’en période de négociation, l’employeur ne peut pas modifier à sa guise les conditions de travail, qu’elles soient encadrées ou non par la convention collective.
Enfin, l’AFPC-Québec invite ses membres et la population à signer la pétition sur le droit au télétravail présentée à la Chambre des communes d’ici le 15 juillet.