Monsieur le Ministre,
Par la présente, nous souhaitons vous interpeller concernant les importantes inquiétudes vécues actuellement par les membres de la fonction publique en lien avec la présence d’amiante dans les milieux de travail et les conséquences possibles sur leur santé.
À la suite d’un deuxième cas recensé de problèmes de santé associés à une exposition à l’amiante, les craintes des employés se sont grandement accentuées. Même si nous comprenons que ce type de situation peut se déclarer plusieurs années après l’exposition, il demeure que ces événements ravivent un profond sentiment d’inquiétude et d’insécurité chez les membres qui occupent toujours ces lieux de travail.
Malgré les tests de qualité de l’air effectués et les informations transmises jusqu’à maintenant, un climat de méfiance persiste. Les travailleuses et travailleurs ont besoin d’être rassurés par des actions concrètes visant leur santé, leur sécurité et leur bien-être psychologique. Dans le contexte actuel, il devient difficile pour plusieurs d’entre eux d’exercer leurs fonctions sereinement dans ces installations.
Considérant cette situation préoccupante, nous demandons la mise en place du télétravail, et ce, jusqu’à ce que l’ensemble des préoccupations soulevées par les employés puissent être adressées adéquatement. Cette mesure préventive permettrait non seulement de diminuer les inquiétudes, mais également de démontrer une volonté réelle de prioriser la santé et la sécurité des personnes au travail.
Nous croyons qu’il est essentiel de travailler conjointement afin de corriger les différentes situations problématiques et de rétablir un climat de confiance au sein des milieux de travail. La collaboration entre les représentants des travailleurs, l’employeur et les autorités gouvernementales sera déterminante pour assurer des environnements sécuritaires et rassurants pour tous. À ce titre, nous saluons la collaboration récente avec Services publics et approvisionnements Canada. Il faut toutefois poursuivre ce travail et assurer à toutes les personnes un environnement de travail exempt de toute trace d’amiante. Certains tests plus poussés demeurent donc à faire en ce sens.
Nous demeurons disponibles pour une rencontre afin de discuter de cette situation plus en détail et d’identifier des pistes de solutions concrètes et durables.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.
Sébastien Paquette
Vice-président exécutif régional AFPC-Québec
(lettre envoyée le 18 mai 2026)