Tout pour la direction, rien pour le personnel de soutien de McGill. Lancement de la campagne « Juste les faits, McGill » 

À l’occasion de la rentrée universitaire, l’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) et le Syndicat du personnel de soutien non académique de l’Université McGill (MUNACA) unissent leurs voix pour dénoncer l’écart grandissant entre la rémunération de la haute direction de McGill et celle de son personnel de soutien avec la campagne « Juste les faits, McGill »

Choisissez un fait. Envoyez-le. 
Voici quelques-uns des neuf faits diffusés aujourd’hui sur la façon dont McGill rémunère son personnel de soutien et sa direction. Les syndicats invitent la communauté de McGill et le public à participer à la campagne en envoyant un fait à l’administration de McGill : mcgillenfaits.ca. 

  • Depuis 2021, les salaires des membres de MUNACA ont augmenté de 6,1 %. En comparaison, les dix postes les mieux rémunérés de l’Université McGill ont connu une hausse de 13,1 %, soit plus du double. 
  • Pour 2024-2025 et 2025-2026, l’Université a offert 0 % d’augmentation aux membres de MUNACA. 
  • Les cadres ont augmenté de manière aberrante (28%) et le nombre d’employés de soutien, soit ceux qui font rouler l’université ont diminué (moins 5%). 

« La richesse d’une poignée de dirigeants universitaires n’est pas une raison d’appauvrir nos membres », déclare Pamela Salem, vice-présidente exécutive régionale suppléante de l’AFPC-Québec.  

Des enjeux prioritaires à la table de négociation 
Bien que la convention collective soit échue depuis le 31 mai 2024 et plus d’une quarantaine de séances de négociation aient eu lieu, les progrès demeurent lents et la plupart des enjeux restent à résoudre. Les principaux points en litige concernent les salaires. Il s’agit de la dernière tentative du syndicat pour amener l’Université à traiter équitablement son personnel de soutien, avant d’envisager la grève. 

Plus sur MUNACA 
Les 1 700 membres de MUNACA maintiennent McGill en activité chaque jour et travaillent dans différents secteurs : informatique, avancement, bibliothèques, services aux étudiants, finances. Ces personnes sont sans contrat de travail depuis mai 2024.