Travail au bureau quatre jours par semaine : les membres de l’AFPC-Québec dénoncent une décision déconnectée de leur réalité

Un sondage mené auprès des membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada au Québec, auquel plus de 5 300 personnes ont répondu, révèle une opposition marquée à la présence obligatoire au bureau quatre jours par semaine dans la fonction publique fédérale.

 « Les membres ont parlé et rejettent cette décision unilatérale de l’employeur qui survient de surcroît en pleine négociation des conventions collectives au Conseil du Trésor et à l’Agence du revenu du Canada », souligne Sébastien Paquette, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec. » Le plus ironique, c’est qu’une bonne partie des heures consacrées au travail en présentiel servent à tenir des rencontres sur Teams avec d’autres collègues. »

Une décision massivement contestée
Une large majorité des personnes sondées estime que cette décision ne reflète pas leur réalité. En effet, plus de 4 400 membres la jugent « déconnectée de la réalité du terrain », tandis que près de 3 700 la considèrent comme irrespectueuse des processus en place.

Un impact important au quotidien
Les résultats du sondage montrent d’importantes répercussions sur la vie des membres :

  • Plus de 4 200 personnes anticipent une hausse de leurs dépenses et de leur temps de déplacement.
  • Plus de 4 000 évoquent un impact négatif sur leur équilibre travail-famille.
  • Près de 3 900 signalent des effets indésirables sur leur santé mentale.

À cela s’ajoutent des conditions de travail jugées inadéquates : manque d’espace, bruit et problèmes d’ergonomie sont fréquemment mentionnés. De plus, une proportion importante des personnes qui ont répondu au sondage devra consacrer de 2 à 10 heures de plus par semaine pour se déplacer.

Une efficacité remise en question
Plus de 4 400 membres affirment être plus concentrés en télétravail, ce qui soulève des doutes quant aux avantages réels de la nouvelle règle.

L’AFPC-Québec demande l’ouverture rapide d’un dialogue, notamment par la négociation collective, afin d’adapter les modalités de travail aux réalités vécues par ses membres et de trouver des solutions durables et efficaces.