Congrès du PLC : des centaines de personnes manifestent

L’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) a organisé samedi dernier une manifestation en marge du congrès du Parti libéral du Canada (PLC). Des centaines de personnes sont venues dénoncer les compressions dans la fonction publique fédérale, de même que le retour forcé au bureau quatre jours par semaine, tout en soulignant l’impasse des négociations collectives.

Voici les déclarations de Sébastien Paquette, vice-président exécutif de l’AFPC-Québec en lien avec cet événement :

  • Nous avons dit haut et fort aux personnes déléguées du PLC que nous n’acceptons pas les compressions aveugles dans les services publics fédéraux. Il est encore temps de renverser la tendance et de stopper l’abolition de 40 000 postes d’ici trois ans.
  • L’impact se fait déjà sentir et on s’inquiète de notre capacité à bien servir la population lorsqu’elle aura besoin d’aide, à poursuivre nos recherches pour assurer notre souveraineté alimentaire et à inspecter nos aliments pour que les gens se nourrissent en toute sécurité.
  • Il y a d’autres moyens d’économiser de l’argent. Le télétravail en est un exemple.
  • Le retour forcé au bureau ne passe pas. Au lieu de se plier au lobby du milieu des affaires, l’employeur devrait négocier les modalités du télétravail.
  • De plus, le retour au bureau de milliers de fonctionnaires sera problématique. De toute évidence, il manquera d’espace convenable pour accueillir tout le monde en même temps.
  • Les négociations avec le gouvernement fédéral n’avancent pas. Trois unités de l’AFPC, qui représentent plus de 100 000 membres, ont récemment déclaré l’impasse. La première étape des moyens de pression va donc bientôt s’enclencher.

Rappelons qu’au cours des dernières semaines, l’AFPC a déposé une plainte sur la présence obligatoire au bureau et plusieurs équipes de négociation (groupes PA et EB et ARC) ont déclaré l’impasse.

L’AFPC tient un tableau de bord sur le réaménagement des effectifs. À ce jour, plus de 13 000 membres ont reçu un avis les informant qu’ils pourraient perdre leur emploi. Environ 1 000 d’entre eux habitent au Québec.

Enfin, l’AFPC-Québec s’est positionnée sur le télétravail et a soulevé des inquiétudes quant à la fermeture du centre de recherche en agriculture situé à Québec.