À la suite d’un point de presse tenu aujourd’hui devant l’édifice de Transports Canada situé à proximité de l’aéroport international Montréal-Trudeau, l’Alliance de la Fonction publique du Canada, région du Québec (AFPC-Québec) a réaffirmé ses préoccupations quant à la présence de moisissures dans l’édifice. Ce lieu de travail abrite environ 250 membres.
La situation a débuté en août 2024, alors que des refoulements de drains pluviaux ont causé des dommages importants au sous-sol. En septembre 2024, un dégât d’eau noire provenant des toilettes des femmes est survenu. Malgré des plaintes d’odeurs persistantes, l’employeur ne s’est activé qu’après l’intervention du syndicat, qui a mené à la fermeture temporaire de plusieurs installations et à des travaux de décontamination.
Puis, au début de l’année 2025, des travaux de démolition ont révélé la présence de moisissures juste à côté des espaces de travail. L’édifice a été fermé temporairement, puis réouvert sous des conditions restrictives forçant l’employeur à fournir des masque N95 aux personnes présentes. Depuis, il est impossible d’avoir accès aux rapports tel que le prévoit la partie II du Code canadien, malgré des plaintes et l’exercice du refus de travailler en raison de conditions dangereuses pour la santé.
« C’est absolument aberrant de voir que malgré toutes les plaintes reçues, un employeur comme Transports Canada refuse de collaborer et de remettre au syndicat les rapports et les documents qui confirment que tout est sécuritaire », s’indigne Sébastien Paquette, vice-président exécutif de l’AFPC-Québec « Nous avons besoin de transparence complète et d’actions concrètes. Au moins, l’employeur a autorisé le télétravail pour la vaste majorité des membres, ce qui était une décision judicieuse dans les circonstances. »
Problèmes structurels, vibrations et vermine également au menu
À toute cette saga sur la moisissure s’ajoutent des problèmes structurels causant des infiltrations d’eau aux étages et de la condensation dans les fenêtres, des vibrations importantes provenant de travaux effectués à l’aéroport et l’omniprésence de vermine dans le bâtiment. Ces trois situations causent aussi des inquiétudes concernant la santé et la sécurité de nos membres.
Dans ce contexte, l’AFPC-Québec demande à l’employeur :
- un accès immédiat à l’ensemble des rapports et études sur la qualité de l’air, les vibrations et la présence de vermine;
- des communications claires, complètes et régulières;
- une enquête indépendante sur la gestion des incidents et un audit complet de l’état du bâtiment et des systèmes de ventilation;
- une collaboration réelle et soutenue avec les comités de santé et de sécurité au travail.
L’AFPC-Québec demeure pleinement mobilisée et continuera de suivre la situation de près, tout en informant ses membres et le public des développements.
À propos de l’AFPC-Québec
L’AFPC-Québec représente environ 40 000 travailleuses et travailleurs dans la fonction publique fédérale, les universités et le secteur privé.